Dimanche 1er août à 19:02

Parfaitement mes amis, une sombre bouse, une nullité incommensurable, une stupidité sans nom et d’une crétinerie cosmique. Bon j’exagère un peu. Peut-être. Ou pas. Car comme elle le soulignait, si ça peut pousser de jeunes esprits pas encore trop ramollis par le sexe, le manque de sexe, la malbouffe et Secret Story à s’intéresser un tant soit peu à la culture, pourquoi pas ? Je pense qu’elle a plus foi en leur intellect que moi, mais je lui fais confiance, après tout, elle s'y connait mieux que moi.

Revenons à Hésitation. Jamais œuvre n’a aussi bien porté son titre, clap clap au traducteur, qui, pour une fois, a fait son boulot. On ne va pondre une énième définition de La saga du désir interdit , le Net en est plein et ce n’est pas non plus essentiel pour en comprendre la base : un bête triangle amoureux, recette classique si il en est, mais toujours diablement efficace si on en croit le nombre d’entrées en salle et les cris hystériques de minettes au cerveau atrophié par les éclatantes prunelles de Robert. Si le triangle en question n’apparaissait pas ou peu dans les précédents films, il est au cœur de l’intrigue de celui-ci hélas. Incroyablement pompeux, Hésitation n’est qu’une succession de scènes verbeuses et atrocement mal doublées, sur un fond de pseudo-guerre entre un clan de jeunes excités aux yeux de braise et de vieux briscards menés par un sage et savant Ken blond (tout à fait charmant ceci dit, j’en conviens). Pour les aider, un groupe de très gros loups aux très grandes dents, détenteurs d’un savoir ancestral indien et pas classieux pour un sou : ils se promènent dans de vieux pick-up et trainent en short toute la journée.

Techniquement, la grande question sous-jacente au film est la suivante : qui Bella va-t-elle choisir ? Le beau blond, fin et aristocratique, riche et cultivé, ou le brun aux dents très blanches et torse admirablement musclé, brut de décoffrage, et bien gentil ?

Pendant que son petit cœur inconstant et… hésitant ( !) balance, les deux cadors s’affrontent à coups de cadeaux, déclarations enflammées plus ou moins bateau, et baisers passionnés. Si on dresse un tableau comparatif, Mr Vampire remporte la palme de la pudibonderie, (en témoigne ses répliques « veux-tu bien cesser d’enlever tes vêtements s’il te plait et m’épouser? » [La citation est approximative] lors d’une scène passablement chaude (pour une gamine de 13 ans)). Elégant, raffiné, esthète en fait, il plisse constamment ses traits aristocratiques et marmoréens (cf la traduction) dès qu’il est incommodé par quelque chose et embrasse sa chérie-belle du bout des lèvres, à la « gentleman », sauf quand son adversaire est face à lui. Là, on assiste à un affrontement de testostérone en règle (bien que ce joli garçon blanc en semble totalement dépourvu) de deux coqs essayant de voir qui a la plus grosse. Il se réveille un peu quand il doit laisser Madame à Jacob et l’embrasse avec un peu plus de ferveur sous l’œil goguenard et vaguement concupiscent de Mr muscle, qui pour le provoquer enveloppe Bella en une étreinte possessive et faussement amicale assortie d’un vigoureux et faux « salut ma belle ».

En comparaison, Jacob est un mâle viril, un vrai (son torse pourrait servir d’illustration à un traité d’anatomie), et heureusement qu’il semble avoir un certain mépris pour les T-shirts (en fait, c’est plutôt le réalisateur qui a un certain sens de l’humour), ça nous laisse quelque chose à regarder pendant les scènes incroyablement verbeuses entre lui et Edward, qui pourraient être résumées en cinq mots : « touche pas à ma meuf » (le seul problème est qu’ils ont la même). Il est chaud (bouillant comme une baraque à frite dirais-je), et le sait : « je t’aime Bella, choisis-moi ! Je suis fait de sang, de chair… et de chaleur. Tu le sais… » Oh que oui on le sait, et tout est fait pour suggérer qu’une nuit avec lui serait comme de manger un demi pot de Nutella devant un bon film (je vous laisse choisir lequel) : jouissif sur le coup, mais un péché le lendemain (mal d’estomac pour les uns, hanches qui triplent de volume pour les autres). Ce qui explique pourquoi Stéphanie Meyer, en digne mormone décide de laisser Bella avec Edward, qui fait les choses bien ce petit : il l’épouse avant, couche avec elle après, et la met enceinte pendant qu’on y est ; à l’opposé de Jakob, qui est une bête de sexe aux tétons symétriques, mais probablement pécheresse (je n’ai pas encore décidé en quoi.)

Au milieu de tout ça, la jolie Bella tente de choisir (même si c’est cousu de fil blanc), les sépare mais les dresse encore plus l’un contre l’autre en se laissant embrasser goulûment par Jacob, tout en essayant de rester un « symbole de neutralité » (je cite), quoi que ça veuille dire. J’admire cette petite et son sens de l’à-propos.

En clair, le troisième volet de Twilight nous offre un florilège de situation convenues, de mauvais dialogues et d’effets spéciaux à pleurer (les vampires sont en cristal maintenant) sur un fond de pudibonde critique des pulsions adolescentes. Quelques pointes d’humour quand même, et les flash-back nous offre un bon aperçu condensé de l’histoire personnelle de chaque personnages (les vampires), même si je trouve que la transformation de Jasper ressemble étrangement à celle de Bill Campton. Si le (ou la ?) scénariste a voulu pimenter un peu, c’est raté, il y manque la tension sexuelle et l’ambiance poisseuse de la série données (entre autre) par la très chouette chanson de Jace Everett Bad Things, bien plus funky que celle de Muse.

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Là, et comme je suis très énervée, vous avez même la possibilité de les contempler en photo, ne suis pas bien aimable?

Catégorie : Culture?

Mercredi 29 juillet à 20:53

En ce 29 juillet de l’été le plus pourri de toute ma vie, je m’adresse à vous, femmes et filles qui profitez très certainement de la plage et de ses bienfaits, en vous recommandant de jeter le pavé de 500 pages qui vous sert à alpaguer le premier mâle à lunettes du coin, ou, pour les plus dépourvues en neurones d’entre vous, Closer, appât idéal proclamant à la face de la plage que vous n’êtes pas du genre à vous prendre la tête en vacances, une fille cool, quoi, in, en bref, prête à vous faire troncher. Oups, que n’ai-je pas dit là.

Bien sûr, pour les malchanceuses qui ne peuvent profiter des plages paradisiaques (de part le paysage et des avantages en nature proposés) ce que je vais vous annoncer s’adresse aussi à vous.

Femmes, la révolution du roman dit « de fille » est en marche et son chef est une italienne issue d’un bled si paumé que Tataouine les Ombrelles fait figure de capitale à côté. Pulsatilla, de son prénom Veronica, est la réactrice d’un blog si remarqué qu’elle nous fait l’honneur de pondre un roman hilarant : La cellulite, c’est comme la Mafia ça n’existe pas. Tous, je dis bien tous les aspects de la vie d’une femme sont passés au crible dans ce bouquin, depuis l’utilité du port des culottes jusqu’aux essais capillaires calamiteux (ah la permanente….), en passant par les différentes morphologies du derrière.  Ah l’éradication de la cellulite… L’Holocauste des poils… Vous en pleurez ? Lisez ce truc et vous en rirez aux larmes.

Plus économique qu’un joint et moins nocif pour la santé, pour la modique somme de 6E50, vous vous paierez une barre de rire garantie pendant 2 heures de temps. Je vous déconseille toutefois fortement de l’emmener avec vous à la plage: si ce lieu vous sert d’agence matrimoniale, vos éclats de rire intempestifs, que vous décrirez comme francs (mais que vos futurs maris prendront comme symptômes d’hystérie, maladie bien connue comme typiquement féminine, symbole de la faiblesse des femmes, extrêmement préjudiciable à toute potentielle descendance) feront fuir la catégorie susmentionnée.

Mes amies, lisez ce bijou de cynisme et de truculence, je vous promets que jamais vous n’aurez aussi peu honte d’être hystériques.

Mes amis, si par le plus grand des hasards, il se trouve que votre grande naïveté (ou votre esprit étriqué) vous a laissé encore une quelconque illusion sur l’élégance et le raffinement de langage et de conduite des femmes, ne vous approchez pas de ce pamphlet féministe à moins d’un mètre. Si certains d’entre vous, curieux  et aventureux, désirent quand même s’atteler à le lire, ils risquent de découvrir certaines choses : vous ne saviez pas la différence entre un tampon et une serviette ? Les règles féminines sont un mystère pour vous ? Tranquillisez-vous, (ou pas) ce ne sera plus longtemps… .

Enfin, ne tenez pas compte de cet article si le vocabulaire trash d'un roman vous répugne. (En soi, c'est un conseil stupide, vous êtes déjà à la fin.)

Catégorie : Culture?

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