Samedi 28 novembre à 1:19

Ayant récolté un award que je n'ai pas demandé grâce à Lucy Westenra (désolée, je ne sais toujours pas faire de liens vers les blogs des pseudos), je me vois dans l'obligation de recevoir cette récompense, qui se passera du sempiternel speech de remerciements, n'ayant aucun penchant pour le sentimentalisme débordant. A défaut d'être une hideuse statuette qui ornera mon étagère inexistante, cette gratification ne fera pas saigner vos yeux mais pourrait bien vous navrer car elle consiste en la liste des sept choses que j'aime.

♦ En cette semaine pluvieuse et désolante de tristesse, je crois que je peux définitivement avouer mon amour inconditionnel et total pour le soleil. Faire la salamandre et se laisser fondre au soleil à 35° est un plaisir d'épicurien et y penser éveille en moi des envies de pastèque, de tomates/mozzarella, et de jus d'abricot.

♦ Ce qui m'amène indirectement à la deuxième chose: j'aime l'Italie, pays du bordel par excellence, mais aussi complètement hors du temps: je vous défie d'y trouver un train à l'heure.

♦ Les langues étrangères. Parler une langue que j'ai apprise me met en liesse; les traduire, dans une félicité paradisiaque.

♦ Le thé. Parce que c'est la vie, et c'est comme ça.

♦ Les livres. Quand je serai grande, j'aurai un mur, une pièce, que dis-je, un étage, tapissé de livres. Genre Le Belle et la Bête. Même si mon désavantage vertical m'empêche de choper ceux qui seront tout en haut.

♦ Le cinéma. Je ne prétends pas être une pro, loin de là et de toute façon, ce domaine est bien trop vaste pour que qu'un(e) fan lambda comme moi puisse s'y prétendre connaisseur(euse). Cependant, j'aime aller au cinéma, que ce soit pour voir des conneries du genre Twilight 2 (au moins, on se fait les abdos en riant), ou un un bijou adorable comme Away we go.

♦ Faire à manger. De préférence en très grande quantité, pas pour moi, mais pour les autres. Laisser quelqu'un repartir de chez moi le ventre vide me rend triste. Sont ce mes gènes qui parlent?

Et comme je ne connais pas beaucoup de monde ici, je ne ferai pas suivre cette chaine... Heureux?

 

Catégorie : Slices of life

Vendredi 13 novembre à 2:14

Parce que je n'arrive à rien ce soir, parce que je suis épuisée. Parce que je me vois dans ma fenêtre, assombrie par la nuit qui en fait un miroir, parce que je ne me reconnais pas, pâle figure aux traits tirés et aux cernes creuses, yeux hagards et vides. Mais je vois passer devant les yeux-reflets les visages du kaléidoscope de mes pensées.

Des gens vont et viennent, mènent leur vie, m'en laisse un peu, repassent la prendre, me l'abandonne Je suis un courant d'air dans leur vie, ils sont une transition dans la mienne et vice et versa. On s'aime on se voit, on s'oublie, on se hait et on ne peut pas s'empêcher de s'adorer.
Nos vies s'entremêlent l'espace d'une relation, se séparent et se retrouvent pour un bref instant qui peut devenir une éternité ou un morceau du monde que l'on a tenté de construire à deux, à présent brisé.

D'autres arrivent et s'installent comme chez eux. Le CDD est révolu pour eux, le CDI est roi. Ils imposent leur présence et leur affection, on leur ouvre la porte de l'âme et des pensées sans le vouloir et ils s'incrustent. On les adore et on s'y accroche, êtres chers qui partent mais reviennent.

Ma terre ne tourne pas toujours très rond, elle est bleue comme une orange, mon nom est Incohérence et je crois que je vous aime bien, chers (In)connus.


http://candy-lady.cowblog.fr/images/orange.jpg

Catégorie : Slices of life

Mardi 3 novembre à 22:58

T'ai-je aimé un jour...? Je ne saurais le dire... En cette soirée de Novembre 2009, seule chez moi avec ma soupe lyophilisée, un bout de concombre, et une voisine au coït intense, je m'interroge sur moi et sur ma capacité à t'aimer. Tu n'es pas très agréable, si triste... Tu me fais déprimer, me rends mélancolique, quasi amère et cafardeuse. Je n'ai pas toujours été aussi négative envers toi... Il fut un temps où tu m'étais indifférent, un autre où je t'aimais presque: ta froideur faisait ressortir la chaleur qui m'attire tant, me réconforte et m'apaise... Plus ou moins. Ton tempérament, tantôt heureux et rieur, tantôt triste comme la pluie, symbole de ton incertitude, m'énerve, me consterne, et me désespère. Tu me donnes envie de pleurer, de hurler, de partir loin de toi. Je ne le puis.

Je reste donc, et me protège, mon coeur, mes organes, deviennent une place forte, mieux gardée que Fort Knox. Je ne veux pas que tu m'atteigne, que tu me blesse, et me laisse pantelante de rage et de frustration, tremblotante parce que trop faible pour faire quoi que soit.  J'aimerais que tu ne sois pas si froid, si incertain. J'aimerais que tu me laisses souffler, en paix avec moi même, afin que je puisse, un jour peut être, ne plus souffrir à cause de toi. Ne plus trembler rien qu'en sortant de mon lit, ne plus subir ton indifférence glacée.

T'ai-je aimé un jour...? T'ai-je détesté? Qu'en est-il aujourd'hui?

Cette semaine, je te hais, saloperie de mois de Novembre.

Catégorie : Ce qui n'est pas

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