D'un regard, elle avait su. A travers cette pièce bondée, sa tête brune était apparue, et immédiatement, elle avait compris qu'il serait l'homme de sa vie. Le coup de foudre, elle n'y croyait pas, jusqu'à LE rencontrer. Mais durant cette soirée, un cocktail donné en l'honneur des fiançailles d'une de ses amies, alors qu'elle s'ennuyait à mourir dans sa robe de soirée noire lamée d'argent, son entrée lui fit l'effet d'un tremblement de terre dans sa paisible vie, jusque là exempte de tout homme depuis son terrible divorce avec Alan, qui l'avait laissée dans une profonde déprime. Homme opportuniste, il l'avait trompée avec sa chef, puis elle l'avait surpris avec sa soeur, dans leur nouvelle baignoire... Ce qui avait donné lieu à une scène des plus désagréable. Un frisson lui parcourut l'échine en y repensant.... "Je suis désolé, chérie, mais c'est elle que j'aime... Je ne suis pas fait pour toi, va t'en loin de moi, je ne te ferai que du mal..." Il n'avait même pas été capable de lui donner des explications cohérentes.
Mais cet homme allait tout changer, elle en avait l'intime conviction. Il serait l'amour de sa vie, son nord, son sud, son ouest et son est. Celui qui la rendrait plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été.
Tout en se faisant ces réflexions, elle ne put s'empêcher de le dévisager. Des cheveux bruns brillants, un visage ardent, aux yeux sombres et mystérieux; une mâchoire volontaire encadrait une bouche aux lèvres bien ourlées et charnelles. Il était l'incarnation même de l'homme de ses rêves de jeune fille, puis de femme mal mariée.
Se secouant, elle se dirigea vers lui, deux flûtes de champagne à la main.
Il l'avait vue dès qu'il était entré dans le salon, gêné par son smoking qu'il n'avait pas l'habitude de porter. Il était impossible de ne pas la voir, tant elle illuminait la pièce. Elle lui rappelait cruellement Anita, qu'il avait aimé plus qu'aucune femme, croyait il. Elle l'avait quitté, pour partir avec Jack, son meilleur ami, quasiment son frère... Il ne l'avait pas revu depuis...
Le souvenir et le regret l'envahirent... . Elle était partie, un matin d'hiver glacé, après une discussion dont les mots restaient encore gravés dans la mémoire et dans sa chair. Il entendait sa voix... "Je me pose des questions depuis un moment, tu sais... Je crois que ce n'est plus comme avant, nous ne sommes plus sur la même longueur d'ondes... Mais ce n'est pas toi, c'est moi qui n'en peux plus...Tu es quelqu'un de formidable, sais tu. Je suis sûre que tu trouveras quelqu'un qui saura te rendre heureux.... Moi je ne le puis plus, je ne te corresponds plus. Je suis désolée... Je t'aime beaucoup, restons amis, tu veux...?" Il avait essayé, avait lutté de tout son être pour ne plus l'aimer, et s'en tenir au stade amical. Mais les sentiments étaient encore là, et il n'avait pu demeurer à ses côtés. L'âme en lambeaux, il s'était résigné à lui tourner le dos et à déménager. Aujourd'hui, il tentait de reconstruire sa vie et de rassembler les morceaux de son coeur, et n'entendait pas y faire entrer une nouvelle femme.
Mais ELLE.... Elle était différente de toutes ces autres femmes qui se jetaient sur lui en permanence, cherchant à posséder son corps plutôt que son amour... Elle semblait aussi perdue que lui, fragile, comme le montrait ses épaules crispées alors qu'elle flottait sur ses hauts talons. Son regard ne pouvait se détacher de cette femme, splendide dans sa robe lamée qui moulait ses hanches rondes. Son visage était adorable, tout en fossettes, surmonté d'une paire d'yeux noirs. Une petite cicatrice barrait sa pommette droite. Elle dégageait une sorte de sérénité, qui contrastait avec la crispation de ses épaules, et qui lui donnait envie de la prendre dans ses bras, l'emmener en voyage, la prendre dans ses bras, la rendre heureuse en fin de compte. Tout simplement. Lui parler et tout serait en ordre. Elle seule pourra achever le puzzle de son coeur, en être la pièce maîtresse qui manquait jusque là.
Attrapant une flûte de champagne sur un plateau que lui tendait un serveur, il se dirigeait vers elle du pas souple et tranquille de l'homme qui sait qu'il sera aimé.
Ils se retrouvèrent face à face, se dévorèrent des yeux, et chacun se noya et renaquit dans le regard de l'autre.
A suivre.
Mais cet homme allait tout changer, elle en avait l'intime conviction. Il serait l'amour de sa vie, son nord, son sud, son ouest et son est. Celui qui la rendrait plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été.
Tout en se faisant ces réflexions, elle ne put s'empêcher de le dévisager. Des cheveux bruns brillants, un visage ardent, aux yeux sombres et mystérieux; une mâchoire volontaire encadrait une bouche aux lèvres bien ourlées et charnelles. Il était l'incarnation même de l'homme de ses rêves de jeune fille, puis de femme mal mariée.
Se secouant, elle se dirigea vers lui, deux flûtes de champagne à la main.
Il l'avait vue dès qu'il était entré dans le salon, gêné par son smoking qu'il n'avait pas l'habitude de porter. Il était impossible de ne pas la voir, tant elle illuminait la pièce. Elle lui rappelait cruellement Anita, qu'il avait aimé plus qu'aucune femme, croyait il. Elle l'avait quitté, pour partir avec Jack, son meilleur ami, quasiment son frère... Il ne l'avait pas revu depuis...
Le souvenir et le regret l'envahirent... . Elle était partie, un matin d'hiver glacé, après une discussion dont les mots restaient encore gravés dans la mémoire et dans sa chair. Il entendait sa voix... "Je me pose des questions depuis un moment, tu sais... Je crois que ce n'est plus comme avant, nous ne sommes plus sur la même longueur d'ondes... Mais ce n'est pas toi, c'est moi qui n'en peux plus...Tu es quelqu'un de formidable, sais tu. Je suis sûre que tu trouveras quelqu'un qui saura te rendre heureux.... Moi je ne le puis plus, je ne te corresponds plus. Je suis désolée... Je t'aime beaucoup, restons amis, tu veux...?" Il avait essayé, avait lutté de tout son être pour ne plus l'aimer, et s'en tenir au stade amical. Mais les sentiments étaient encore là, et il n'avait pu demeurer à ses côtés. L'âme en lambeaux, il s'était résigné à lui tourner le dos et à déménager. Aujourd'hui, il tentait de reconstruire sa vie et de rassembler les morceaux de son coeur, et n'entendait pas y faire entrer une nouvelle femme.
Mais ELLE.... Elle était différente de toutes ces autres femmes qui se jetaient sur lui en permanence, cherchant à posséder son corps plutôt que son amour... Elle semblait aussi perdue que lui, fragile, comme le montrait ses épaules crispées alors qu'elle flottait sur ses hauts talons. Son regard ne pouvait se détacher de cette femme, splendide dans sa robe lamée qui moulait ses hanches rondes. Son visage était adorable, tout en fossettes, surmonté d'une paire d'yeux noirs. Une petite cicatrice barrait sa pommette droite. Elle dégageait une sorte de sérénité, qui contrastait avec la crispation de ses épaules, et qui lui donnait envie de la prendre dans ses bras, l'emmener en voyage, la prendre dans ses bras, la rendre heureuse en fin de compte. Tout simplement. Lui parler et tout serait en ordre. Elle seule pourra achever le puzzle de son coeur, en être la pièce maîtresse qui manquait jusque là.
Attrapant une flûte de champagne sur un plateau que lui tendait un serveur, il se dirigeait vers elle du pas souple et tranquille de l'homme qui sait qu'il sera aimé.
Ils se retrouvèrent face à face, se dévorèrent des yeux, et chacun se noya et renaquit dans le regard de l'autre.
A suivre.
Vous êtes notre phare dans la nuit à tous, la balise dans la tempête qui nous montre la direction, à nous autres pauvres égarés sur le long et périlleux chemin de l'écriture. Plus jamais je n'oserai comme avant coucher sur le papier ma prose sans envergure. Je tâcherai d'apprendre de ce chef d'œuvre que vous nous livrez dans toute sa grâce virginale, telle une épiphanie inattendue venue nous révéler la véritable couleur de la lumière.
Avec tout mon respect, votre très dévoué.
lost