Samedi 26 septembre à 1:03

Il est 23h10. Nous arrivons à la fin d'une semaine des plus difficiles, ponctuée d'allers et retours entre la scolarité universitaire, les secrétariats (vous pleurez quand vous êtes dans un UFR? Essayez d'imaginer ce que ça fait d'en avoir deux à gérer...) et autres. Je me suis découvert des trésors de patience, (qui l'eut crû?), des envies de meurtres violents et douloureux (ponctuelles et pas toujours dirigées contre l'administration), des idées quasi-suicidaires (faire un kilomètre à pied avec des talons sans chaussettes DIM), sans parler de résistance insoupçonnée à la douleur (ces ampoules sacrédié!!) Et pourtant, au milieu de ce délire quasi-psychotique, je me prends à rêver aux journées de mon enfance, durant lesquelles mes seules et uniques préoccupations étaient ce que j'allais lire dans les 5 minutes qui suivraient, ou bien si je saurais un jour monter à cheval aussi bien que Zorro. Voire, si Zorro pouvait sortir de son bouquin et m'embarquer avec lui sur son noir steak-à-pattes.

Ma tante se marie demain, et, pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici, je stresse comme une folle. Il m'a fallu 1h30 d'essayages intensifs et compulsifs dans ma salle de bain (qui ne m'avait jamais parue si exigüe auparavant) pour finalement décider de ne rien prendre de ce que j'avais prévu (y compris les chaussures diaboliques: ma dignité est au placard, mes pauvres petons ont trop souffert), pendant que le Philosophe dormait comme un bienheureux (désolée Jakob, je ne sais pas encore comment mettre les blogs en lien avec les noms).

Bref, j'ai fini par me décider. Mais ce soir, berçée par les ronflements sonores cependant presque mélodieux de mon frère, je ne peux pas m'empêcher de penser que, si j'étais restée la petite fille presque garçon manqué que je fus, qui grimpait aux rochers dans les montagnes en Italie, se gavait de raisin avec sa cousine tout en baragouinaint quatre mots de patois avec les gamins du village et s'endormait sous les saules pleureurs avec son bouquin, je me serai foutue comme de ma première couche culotte de ma tenue pour demain. Et ça, ça aurait été la vraie liberté les enfants.

J'veux mes montagn-euh...Snif. Je veux retourner photographier mes lézards verts à têtes bleues, grimper à Vérale, (petit village de bergers), me poser sur mon rocher et regarder la vallée. Me tremper dans l'eau à 10° du torrent, escalader ses pierres polies, en remonter le cours dans la montagne, essayer de monter jusqu'au glacier, que, petite, je me figurais trouver au sommet: immense miroir de ma fascination enfantine, qu'y verrais-je à présent? Le reflet d'une enfance heureuse, mais révolue.

http://candy-lady.cowblog.fr/images/ValleDAosta1.jpg

Quand je serai grande, je redeviendrai une petite fille.

* Article totalement inutile, mais hautement cathartique.
*

Catégorie : Slices of life

Par chouchou2315 le Samedi 26 septembre à 15:48
Au final on à tous envie de redevenir petit pour aller grimper sur les rochers dans les vallées italiennes!
Par Lucy-Westenra le Mardi 6 octobre à 16:20
Personnellement moi c'est la Bretagne et le Finistère Nord... mais je ne sais pas si on peut dire que ce soient de bons souvenirs.
 

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